Comment se passent les pompes funèbres musulmanes en France ?

Comment se passent les pompes funèbres musulmanes en France ?

Date : Tags : Pompes funèbres Salam

Tous comme les juifs et les chrétiens, l’Islam appartient aux trois grandes religions monothéistes. L’enterrement est aussi un passage dans ses traditions. D’après les croyances, l’âme du défunt resterait parmi les vivants pendant 40 jours encore avant de passer dans l’au-delà. Cette période est douloureuse pour la famille et pour rendre hommage à un cher qui est parti, l’organisation des obsèques se fait en accord avec les dernières volontés du défunt. Le plus souvent, la célébration de deuil se passe à la mosquée, puis au cimetière. Découvrez ici comment se passent les rituels en France.

L’enterrement musulman

Dans les pays musulmans, les pompes funèbres se déroulent dans les 24 heures suivant le décès de l’individu. Le corps sera alors déplacé sur une civière enveloppée d’un drap blanc avant que le soleil ne se couche. Cependant, les réglementations françaises stipulent que le délai d’inhumation se fait un peu plus tard en raison des procédures administratives. Dans ce cas, le défunt sera transporté dans un cercueil pour causes sanitaires. Le cercueil en question doit être en bois léger et sans capiton.
Le délai d’inhumation peut s’éterniser peu à peu pour les familles qui souhaitent un rapatriement du défunt dans leur pays d’origine. À noter que le rapatriement concerne environ 80 % des musulmans décédés en France.

Si la famille se décide que l’enterrement soit effectué sur le territoire français, cela se passera dans un carré musulman. Il s’agit d’une zone d’un cimetière dédiée spécialement à ce culte. Il est également possible de faire les funérailles dans un cimetière destiné au culte islamique. Dans l’Hexagone, il n’y a que trois cimetières islamiques qui se trouvent sur l’île de la Réunion, dans la commune de Bobigny et en Seine–Saint-Denis. Vous pouvez vous adresser aux pompes funèbres musulmanes Salam pour des obsèques dans le respect et la dignité.

Comment se déroulent les rites de l’enterrement ?

Tout commence par la toilette purificatrice, considérant que le corps d’un défunt est impur. Cette procédure est réalisée par quatre personnes de même sexe, issues de la famille du défunt. À défaut de ces quatre personnes, une seule personne, jugée pieuse, peut effectuer le lavage rituel. Le corps sera lavé trois fois, puis parfumé en gardant bien la bouche fermée et maintenue. Les jambes aussi sont attachées ensemble.

Le cortège funèbre procède ensuite à rendre un ultime hommage au défunt. Les assistants se défilent alors devant le cortège mortuaire avant que l’imam n’exécute les différentes prières durant les funérailles. Trois poignées de sable sont lancées par la suite sur le cercueil du défunt de manière symbolique. Conformément à la tradition, seuls les hommes pourront assister à l’enterrement musulman. Quant aux femmes et aux enfants, ils restent en retrait et ne se rendent au cimetière que le lendemain. Puis, les familles organisent un repas à la suite de la cérémonie pendant les 3 jours suivants.
Pendant la mise en bière, le défunt est allongé sur le côté droit, en s’assurant que le visage soit incliné en direction de la Mecque. En France, le transport du corps doit être effectué en cercueil par 4 hommes. Jusqu’à la tombe, le corps du défunt sera recouvert de drap blanc.

La crémation et les différents soins de conservation

Outre l’absence des femmes le jour de l’inhumation, certaines pratiques sont également omises par les coutumes islamiques. Dans un premier temps, les croyances funéraires musulmanes n’autorisent pas le don d’organes et la thanatopraxie. Selon le Coran, aucune atteinte à l’œuvre du Tout-Puissant ne doit être commise. De plus, la coutume déconseille les fleurs. Par contre, l’inscription d’un texte notamment d’un verset sur une stèle est autorisée. La coutume accorde également beaucoup d’importance à la prière dans le deuil.

Ceci étant dit, c’est l’imam qui dirige la cérémonie religieuse et prononce les prières des morts à voix haute. Ces dernières comprennent également les glorifications d’Allah. Une prière courte et différente des autres puisqu’elle se récite sans prosternation. Ainsi, les assistants restent debout pendant sa narration.

Quatre tekbir composent la prière et se résument par la représentation glorieuse d’Allah, notamment de sa parole. Après le tekbir, l’imam prononce la Fatiha qui est la première sourate du Coran. Les personnes qui attendent à la cérémonie prononcent la prière sur le Prophète avant de recouvrir le visage du défunt.

L’enterrement se déroule assez rapidement.

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