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Il y a encore quelques années, le consultant indépendant inquiétait surtout pour une raison assez simple : il était externe. Il arrivait avec son ordinateur, ses méthodes, ses outils, ses habitudes, parfois son disque dur chiffré, parfois rien du tout. On lui donnait un accès VPN, une adresse e-mail temporaire, un dossier partagé, deux ou trois identifiants, et l'affaire semblait réglée.
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Les architectes parlent souvent d’optimisation. Quel mot affreux. On dirait qu’on parle d’un tableur, pas d’un lieu de vie. Les petits espaces, aujourd’hui, se vendent comme des produits miracles : compacts, fonctionnels, “intelligents”. Tout y est mesuré, calibré, dissimulé.
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Le paysagiste n'est pas un décorateur de jardins. Ce n'est pas un faiseur de “beau”, un styliste du végétal, un arrangeur de parterres. C'est un médiateur entre l'homme et la terre, un traducteur du vivant, un équilibriste qui travaille avec ce que la plupart ignorent : le temps, la matière, l'humidité, la mort.
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Le fameux papier. Ce petit rectangle blanc à l’encre bleue – le CERFA n°11574*04, pour les initiés – qui conditionne votre droit à être conduit à l’hôpital sans sortir un centime. On croit à une formalité, c’est en réalité une jungle où se croisent médecins pressés, agents de la CPAM tatillons...
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Il y a les raisons qu’on dit. Celles qu’on écrit dans un mail bien tourné. “Nous cherchons un prestataire pour gérer notre projet de rénovation de façon globale.” C’est propre, c’est net. Et c’est faux. Parce que la vérité, c’est que si l’on fait appel à une entreprise tous corps d’état, ce n’est pas pour le confort.
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Il y a une chose que les tableurs Excel ne comprennent pas : la complexité humaine. Et dans le bâtiment, cette complexité est partout. Un client veut refaire ses bureaux sans interrompre son activité. Un autre exige une finition sur-mesure pour un hôtel haut de gamme en plein centre-ville.